Présenté sous la forme d’une bande dessinée humoristique, cette promenade dans l’espace m’a appris des choses très intéressantes.
Les découvertes sont classées par chapitres : système solaire, carte du ciel, spectrométrie du barbecue pour en reprendre quelques uns (malheureusement, il n’y a pas de table des matières)
Les points clé sont expliqués par des expériences concrètes (ce que tout montessorien appréciera !)
Le seul point négatif à mon sens réside dans les dessins que je n’apprécie pas beaucoup. Mais il faut de tout pour faire un monde, hein ?
Comme les sœurs de B. voyagent, nous sommes amenées à souvent nous demander quelle heure il est à … Fredericton, Auckland ou Chennai… Elle me demande très souvent quelle heure il est pour sa sœur.
Je lui ai donc fait la présentation des fuseaux horaires.
Prérequis : la chaine des heures de 24 heures (avec la pendule et la bande en papier de 24 heures ou une chaine de perles de couleur pour 24 heures, présentation du globe qui devient le planisphère)
J’ai commencé par raconter qu’il y a très longtemps, chaque village avait son heure, et quand un voyageur arrivait dans un village, il prenait l’heure du lieu où il arrivait.
Puis sont apparues les montres. Avec le développement des transports en train, certains ajustements devaient être faits : quelle heure adopter pour les horaires du train ? Celle de la ville de départ, celle de la ville d’arrivée ? Une heure intermédiaire ?
Mais c’est avec l’invention du télégramme que les problèmes se sont multipliés. Comment se mettre d’accord sur l’heure d’émission du message puisqu’il doit être réceptionné instantanément !
C’est alors qu’en 1884, les savants du monde entier ont décidé d’organiser une conférence pour mettre de l’ordre dans tout ça ! Et ils ont décidé d’utiliser les méridiens et en particulier le méridien de Greenwich comme référence (c’était assez pratique, car le changement de date se fait au milieu du Pacifique)
Ne pas oublier, en sortant le planisphère (une sphère à plat, on peut reprendre l’explication…) de faire compter combien de zones il y a. À quoi cela leur fait-il penser ?
Ensuite la présentation se poursuit en demandant à l’enfant quelle heure il est. On place une pendule avec l’heure sur le méridien de Greenwich, on se demande quelle heure il est à Rome… et ainsi de suite de ville en ville jusqu’à la ville pour laquelle on se demandait quelle heure il est. (elle doit correspondre à quelque chose pour l’enfant ! Chennai est bien pratique… )
On laisse ensuite les enfants placer seuls les pendules à l’ouest de Greenwich (nous on cherchait l’heure de Fredericton…)
Pour vous aider à faire cette présentation, avec Géraldine de Montessori et Cie, nous vous offrons le planisphère (à imprimer soit en 2 A4 soit en A3) et les pendules. Vous pouvez le télécharger en cliquant sur l’image ci-dessus.
Avec ma copine Carole, nous avons bien travaillé ce week end !
Depuis longtemps, je voulais monter ces ampoules, interrupteurs et aussi ces moteurs (merci Carole !) pour que le montage électrique soit facilité.
J’avais peur de me lancer dans la soudure et finalement, nous avons beaucoup aimé faire cette nouvelle découverte toutes les deux !
Finalement, voici ce que nous avons fait (pour sa classe et pour ma poupette !)
Pour l’utilisation, voici ce que nous avons prévu :
Première expérience : l’ampoule et la pile
Deuxième expérience : l’ampoule, la pile et les pinces
Troisième expérience : l’ampoule, la pile, les pinces et le support pour l’ampoule.
Quatrième expérience : l’ampoule et son support, la pile, les pinces et le principe de l’interrupteur.
Cinquième expérience : l’ampoule et son support, la pile, les pinces et l’interrupteur.
Sixième expérience : 2 ampoules et leur support, la pile et les pinces.
Septième expérience : le moteur, la pile, les pinces et l’interrupteur.
Pour le montage, nous avons choisi de faire un code couleur différent en fonction de l’utilisation du module : rouge pour les ampoules, jaune pour les interrupteurs, et gris pour les moteurs.
Et ça a l’air de plaire :
Et vous, comment avez vous fait pour les petites expériences d’électricité ? Avez vous trouvé des pinces crocodiles plus pratiques pour la main d’enfant ?
Depuis plusieurs mois, ma poupoune se passionne pour les premiers hommes.
Ayant déjà vécu (plusieurs fois !?) le premier grand récit, j’ai décidé de passer au récit de l’homme. Le récit des lignes de vies viendra plus tard, tant pis !
Je l’ai préparé avec soin, en me basant sur les documents donnés par ma formatrice, Marie de Saint Germain.
Sur quelques livres génériques, j’ai trouvé de belles illustrations et des compléments historiques (ou plutôt préhistoriques !)
L’atlas des premiers hommes de Benoit Clarys et au temps de la préhistoire
Comme on ne se refait pas, j’ai aussi consulté la bibliothèque familiale, partie philo, pour voir ce qu’en pense le philosophe. (ce n’est pas au paléontologue de dire qui est l’homme, c’est bien le rôle du philosophe, ça, non ?)
La révélation de la Sagesse, Marcel Clément
Et j’ai trouvé des arguments plus intéressants que ceux que je servais à mes aînés quand ils rentraient de l’école en disant : « Untel m’a dit qu’on descendait du singe. C’est bizarre, non, maman ? » Je répondais inlassablement : « Tu n’as qu’à lui dire que lui peut-être, mais toi, non ? »
Lisez Marcel Clément et vous en saurez plus. (pour ce qui est des découvertes préhistoriques, ce n’est pas la peine, il est dépassé ! l’avantage, avec la philosophie, c’est que ce n’est jamais dépassé !)
En même temps, nous avons dévoré les living books sur le sujet.
Il y en a un certain nombre et voici ceux que nous avons retenus :
Noune, l’enfant de la préhistoire et Goumbi, un enfant au temps de la pierre polie
Un jour chez les autralopithèques
Le clan de la grotte et Lascaux
Nous en avons essayé d’autres, (frère des chevaux, Cromignon et Cromignone,) mais ils ne valent pas ceux que nous avons gardés.
Si vous avez d’autres titres, nous restons preneurs !
En complément à ces lectures, nous avons beaucoup apprécié notre visite au parc de Cerdon avec animations feu, poterie, propulseur, fouilles… : formidable. L’an prochain, promis, dès que nous aurons dépassé les 8 ans, nous ferons la lampe à graisse et la gravure préhistorique.
Et est arrivé enfin le grand jour !
Pour l’ief, ce récit est top : beaucoup de manipulation, de questionnement, de l’auto correction, tout y est !
Dommage vraiment que ma poupoune soit toute seule (ce qui n’invite pas à reprendre pour manipuler encore et encore !) mais je crois que l’essentiel du message est passé : impression, durée, et rétrécissement/accélération incroyable tout à la fin.
Pourquoi ? Si vous vous posez la question, peut-être est-il temps de relire Marcel Clément !
Depuis plusieurs années, je me triture la tête pour l’enseignement de l’histoire.
Je suis fondamentalement convaincue de l’importance de la chronologie.
Je cherchais désespérément un support pour visualiser comment les événements que nous croisons dans nos lectures ou visites s’agencent dans le temps.
Le livre des siècles m’a attirée, mais ma poupoune est encore trop jeune pour avoir le degré d’abstraction nécessaire pour comprendre que tourner la page, c’est changer de siècle (voire plus !)
Le livre des siècles est prêt, mais nous l’utiliserons quand elle sera plus grande.
Je ne voulais pas non plus bâtir un programme qui nous aurait empêché de poursuivre ses intérêts, si j’avais voulu m’en tenir à une chronologie stricte.
Ce qui l’intéresse en ce moment ? Jeanne d’Arc, les égyptiens, les châteaux forts… difficile à concilier n’est-ce pas ?
Un amour d’enfant : il y en a trop, je voulais que tout tienne sur le mur dédié
C’est finalement sur le site de Jean (malheureusement fermé) que mon choix s’est finalement tourné. (merci Anaïs pour l’idée !) Elle a le mérite d’être sobre, unique.
Nous allons la garnir au fur et à mesure de nos découvertes.
Et j’ai gardé toutes les étiquettes du site un amour d’enfant, car je les trouve vraiment bien faites.
Et je garderai un double de mes étiquettes pour les mettre sur la chaine de l’histoire que je commence à préparer.
Pendant longtemps, ma poupoune n’a pas du tout été intéressée par ce qui nous entoure. N’a pas retenu grand chose de nos (nombreuses) lectures, et visites.
Et puis, d’un coup, le rideau a été tiré.
Son intérêt et surtout sa mémoire ont été comme réveillés et elle s’est brutalement intéressée à tout ce qui fait notre cadre de vie.
Il me faut maintenant nourrir son appétit insatiable.
Dans le domaine de l’art, notre bibliothèque est relativement étroite, mais nous avons de bons ouvrages.
J’ai un faible pour le livre Mon petit livre d’art pour raconter l’histoire…
Notre bibliothèque municipale est abonnée à Olalart et à Léonard.
Nous empruntons régulièrement les nouvelles publications (que nous n’avons pas ensuite à stocker !) Mais comme c’est une toute petite commune, nous savons que nous pourrions les retrouver si nous en avions besoin !
Il est extrêmement bien fait. Le principe consiste à associer un détail à une œuvre, mais, et c’est là que réside l’intérêt de ce jeu par rapport aux memorys que nous avons pu avoir auparavant, le nom de l’auteur (ses dates) et celui de l’œuvre sont cités. Pas besoin d’aller dans le livret explicatif (et pourtant il y en a un !) pour savoir de quoi on parle.
Pour rendre le jeu encore plus attractif, la qualité des cartes et du coffret est parfaite !
Et puis, à la suite de ma formation avec Marie Hélène en culture 3/6, (ma poupoune a 7 ans bien sonnés et j’utiliserai tout ce que j’ai appris pour elle !), j’ai confectionné ces cartes (disponibles sur le site Montessori Print Shop)
Je pense nous imprégner petit à petit d’un artiste, puis d’un autre puis enfin de mélanger pour savoir si nous avons bien retenu.
(toutes les cartes sur l’art ne sont pas traduites, mais j’ai transmis à Montessori Print Shop la traduction de ce que j’avais acheté… vous pouvez donc en profiter vous aussi !)
Et vous, comment transmettez-vous votre intérêt pour l’art à vos enfants ?
Au cours de ma formation, j’ai appris que l’idéal était de rédiger un (ou des) livres avec nos enfants.
Ma poupoune ne lit pas encore couramment, mais nous nous sommes bien amusées à rédiger ce petit livre.
Nous y parlons de nos poules… et malheureusement, ce qui y est dit n’est plus d’actualité : en 2 semaines, le renard (pas celui de la fable, le vrai !) nous a mangé 2 poules !